Le Boxer

Salut à tous ! Bienvenue sur Esprit dog. Aujourd’hui, je vous présente le boxer.

Première chose extrêmement importante, et j’ai vraiment envie d’insister là-dessus tout de suite pour tous ceux qui rêveraient d’avoir un boxer. Quand on prend un boxer, on prend un chien dynamique, on prend un chien qui est plein de vie. Il y a des périodes et des points d’éducation qu’il va falloir reprendre tout de suite de très jeune. Il va falloir y passer un tout petit peu plus de temps qu’avec certains autres chiens, notamment sur les sauts.

C’est sûr que quand vous prenez un boxer, vous prenez un petit kangourou. Alors le temps de lui apprendre à ne pas sauter et surtout essayer de comprendre pourquoi il saute et comment on peut faire pour qu’il arrête de sauter et bien ça peut prendre un petit peu de temps. Mais surtout, j’aimerais vraiment que vous compreniez que, si vous voulez un boxer, vous devez accepter qu’il soit dynamique et ne pas vous plaindre en disant : ce chien-là est trop dynamique, il m’a sauté dessus, il a sali le t-shirt.

Il faut le prendre avec le sourire parce que c’est aussi pour ça qu’on va aimer ces chiens-là. C’est parce qu’ils sont pleins de vie et pleins d’amour. Moi je préfère toujours un chien plein d’amour à qui il faut expliquer qu’on ne saute pas plutôt qu’un chien qui à des soucis avec l’humain ou un chien qui va être sur la défensive. Acceptez la nature profonde du chien que vous allez récupérer et vous serez heureux toute votre vie grâce à ça.

On dit souvent que le boxer ne se dresse pas très bien. Ça rame un peu pour lui faire comprendre les choses. Vous allez ramer si vous ne lui offrez pas ce dont il a besoin d’avoir en termes de dépenses quotidiennes. Si jamais vous n’arrivez pas à lui offrir complètement ce qu’il a besoin d’avoir, parce que la vie est faite comme ça, vous avez deux options. Soit vous l’acceptez en disant : oui je vais avoir un boxer qui va avoir plus de mal à s’éduquer parce que je ne lui ai pas offert ses deux heures de courses par jour ou sa grande balade quotidienne.

Ou alors, vous avez envie d’avoir un boxer qui va être capable de s’éduquer et de se dresser correctement et dans ces cas-là il vous suffit de sortir. Sortez, courez, amusez-vous, jouez avec lui. N’oubliez pas une chose : c’est un super athlète, mais c’est aussi un athlète qui a besoin de faire marcher sa tête et son cerveau.

Le boxer est un super athlète mais aussi un chien très intelligent

Et là souvent quand on prend un boxer on pense tout de suite à la dépense physique et on oublie qu’il faut aussi lui faire mouliner son cerveau. Il va falloir aussi l’occuper, et ça, c’est deux composantes essentielles à comprendre quand on prend un boxer. Dépense physique et dépense mentale qui pourront être gérées par le jeu la majorité du temps. Vous obtiendrez ainsi les meilleures performances. Faites attention, quand le chien a son tempérament ou est un peu cabochard, si vous le travaillez en force et que vous exigez des choses d’eux sans passer par le jeu, il va se bloquer. À partir du moment où le chien est bloqué, il ne va plus rien comprendre à ce que vous lui demandez. Il sera ensuite très difficile de récupérer son éducation.

On reviendra plus longuement dans la deuxième partie sur les problèmes de santé. Mais si vous avez choisi un chien en bonne santé chez un éleveur qui a fait la majorité des tests, vous avez le seul chien brachycéphale qui n’est pas touché par les problèmes de respiration liés à son museau. Vous avez un vrai super athlète. Néanmoins, attention à bien choisir l’éleveur et que le chien soit bien dépisté et n’ai aucun souci de santé, notamment de cœur.

Attention, ne confondez pas le boxer avec un bulldog anglais, vous allez vous tromper complètement. Pour revenir rapidement sur la dysplasie de la hanche, cela ne touche pas seulement le boxer, mais en règle générale, tous les grands chiens. Sa croissance peut être un peu sensible sur la première année de vie. Il faudra alors monter crescendo en activité physiques. Inutile donc de prendre son boxer pour parcourir de longues distances dès son plus jeune âge. Côté espérance de vie, le boxer à une longévité allant de 9 à 12 ans. Le boxer vous coute environ 50 ou 60 euros par mois en alimentation.

Quel environnement pour élever son boxer ?

Doit-il vivre en appartement ou en maison ? Si vous avez une maison avec jardin, ce sera forcément plus pratique. Quand vous aurez besoin de le sortir pour qu’il fasse pipi ou caca, ce sera pratique. Est-ce que c’est suffisant ? Jamais de la vie. Si vous voulez un boxer bien dans sa tête bien dans sa peau, vous devez impérativement le sortir, l’amuser et lui faire profiter de l’extérieur. Donc, appartement ou maison on s’en fout, tant que vous lui consacrez du temps. C’est un chien qui est fidèle et loyal. Il va vous accompagner partout et sera toujours disposé à vous suivre. Mais quand on veut un boxer bien dans sa tête et bien dans son corps, ça se mérite et il va falloir le respecter.

Chien polyvalent par excellence, vous pouvez quasiment tout lui faire faire, les sports canins lui sont complètement ouverts. Donc si vous voulez un chien réellement polyvalent avec lequel vous allez pouvoir vous éclater, foncez sur le boxer, c’est vraiment un super compagnon à ce niveau-là. Maintenant, on va aller voir un passionné de la race, on va aller voir Alain.

L’interview d’Alain

Esprit dog : Alain, dis-moi, ça fait combien de temps que tu as des boxers dans ta vie ?

Alain : Ça fait 24 ans.

Esprit dog : Tu as commencé l’élevage tout de suite ?

Alain : Non, au départ j’ai eu de nombreux boxers parce j’aime cette race. Au départ, j’ai perdu mon premier boxer, j’en ai pris un autre puisqu’ils m’aident avec mes problèmes de dyslexie, j’en avais vraiment besoin. Je l’ai trouvé chez un éleveur. Pour la petite histoire quand je l’ai appelé il m’a demandé mon nom je lui ai dit « c’est Mr Van Damme ». Il y a eu un blanc et il m’a dit « le chien s’appelle Van Damme ! ». Donc je me suis dit, voilà c’est pour moi.

Esprit dog : T’en as eu combien de boxers en tout ?

Alain : Je parle des bébés ou pas ? Parce que si je parle des bébés j’en ai eu énormément.

Esprit dog : Si tu devais leur trouver 3 qualités, ce serait quoi ?

Alain : Très courageux, très fidèle et il vit très bien en meute quand on fait tout ce qui va bien pour qu’ils vivent ensemble.

Esprit dog : Au niveau santé, un boxer, ça tient la route ou pas ?

Alain : Pour moi, ça tient la route. C’est un budget pour les chiens qui ont quelques problèmes, mais comme j’ai toujours fait les dépistages cœur et hanche, je n’en ai jamais trop eu. J’ai aussi fait des beaux mariages côté santé.

Esprit dog : Toutes les petites tares génétiques qu’il peut y avoir sur le boxer, est-ce que tu penses qu’un élevage de qualité, ça peut régler le problème ?

Alain : Tout à fait. Je pense qu’on peut y arriver, c’est vraiment à la volonté de l’éleveur de pas faire de la merde.

Esprit dog : On est capable techniquement de connaitre les porteurs sains et ceux qui ne le sont pas forcément, est ce que tu penses que le club de race devrait faire quelque chose pour ça ?

Alain : Pour le club de race, c’est compliqué. Maintenant, tu sais, j’en fais partie et il a très bien avancé sur pas mal de choses. Après pour le dépistage pour le cœur c’est l’ASO PSO, mais dans le dépistage obligatoire c’est seulement l’ASO.

Esprit dog : Alors justement, est-ce que tu ne penses pas que le club de race doit continuer à travailler en imposant le dépistage ?

Alain : Tout à fait.

Esprit dog : Parfois, c’est vrai qu’il y a des maladies qui se déclenchent, même si les porteurs sont sains. On ne maitrise pas tout dans la génétique, mais quand on maitrise, j’estime que c’est une faute professionnelle. C’est inadmissible, quel que soit le prix que ça coute. On ne joue pas avec la vie des animaux, surtout qu’ils vont souffrir.

Alain : Même pour les particuliers, ils vont se retrouver à deux ans à devoir voir partir leur bête.

Esprit dog : C’est exactement ça, et beaucoup de gens pensent que c’est une fatalité. Ils se disent : je ne vais pas acheter cette race-là, parce qu’elle est trop touchée par des maladies. Mais en fait non, il n’y a pas de fatalité. Des fois, il faut aller un peu plus loin pour exiger plus du club de race. Mais à la fin, on se retrouve avec des éleveurs qui ont l’obligation de faire.

Alain : Pour moi oui, le club de race il faut qu’il l’impose. Ça fait longtemps que je le dis.

Esprit dog : Chien de travail ?

Alain : Oui, comme je dis ça travail très bien si on s’y prend intelligemment.

Esprit dog : Quand on parle de travail, on parle notamment de sport canin. Ça doit être un plaisir. Ça doit être un plaisir pour le chien et pour l’humain. On a conscience que le mot travail est parfois mal utilisé. Il ne faut pas prendre le mot travail au sens premier du terme. Au niveau du toilettage, ça demande beaucoup de boulot ?

Alain : En étant franc : je ne toilette pas. Si le chien est sale, je vais le nettoyer. Je vais peut-être lui mettre un coup de brosse une fois par an parce qu’il y a des grosses chaleurs parce qu’avec le chaud la mue peut s’accélérer, sinon, je ne toilette pas.

Esprit dog : Sur le boxer, on ne coupe plus les oreilles maintenant, pour la queue on a encore le droit de couper. Sauf que si tu veux te représenter au niveau international ou européen tu ne peux plus. C’est autorisé qu’en France. Qu’est-ce que t’en penses ? C’est une bonne idée ou pas ?

Alain : Le seul inconvénient c’est qu’il chope beaucoup plus de maladies avec les oreilles longues comme les otites.

Esprit dog : Pour la queue ça ne te dérange pas de ne pas la couper ?

Alain : Ah pas du tout ! Même quant on me demande sur des portées, je refuse catégoriquement.

Esprit dog : Pour quel type de personne tu conseilles un boxer ?

Alain : Moi je suis un éleveur particulier. C’est-à-dire, je fais une sélection des gens qui viennent chez moi. Il y a des gens qui sont venus que j’ai mis dehors. Le monsieur qui prend son enfant pour éviter qu’il touche la bave du chien, je lui ai conseillé de prendre une peluche. Je vois aussi le stress des gens, et si c’est un mauvais stress je dis non, ce n’est pas possible. La personne doit être attentive et s’en occuper. Elle ne doit pas être je-m’en-foutiste. C’est un chien qui ne correspond pas trop aux personnes âgées comme il est très puissant. Si un chat démarre, le chien, même moi je ne le retiens pas.

Esprit dog : Il est conseillé pour les personnes sportives ?

Alain : Il peut oui tout à fait.

Esprit dog : il aime courir ?

Alain : Il aime courir, oui. Après, il faut courir intelligemment. C’est un chien qui ne court pas avant 12 mois, sinon le cœur va souffrir. Il ne court pas non plus en plein soleil. Après il faut faire du sport ludique surtout.

Esprit dog : C’est un vrai chien qui t’accompagne dans toutes tes activités plaisir. On sait que le boxer est quand même pas mal touché par des problèmes de cœurs génétiquement parlant. Toi tu avais envie de remercier quelqu’un ?

Alain : Oui le professeur Chetboul, elle a fait un travail énorme depuis plus de 15 ans sur notre race. Chapeau madame.

Esprit dog : Grâce à elle et au travail énorme qu’elle a fait sur la race est ce qu’on peut dire qu’aujourd’hui on commence à voir la lumière ?

Alain : Oui, c’est clair ! On a pratiquement plus de sténose aortique, on l’a quasiment fait disparaitre.

Esprit dog : Et bien, merci beaucoup pour aujourd’hui. Ça a été un vrai plaisir de venir te voir, continu à faire des beaux chiens et à faire de la qualité et continu à améliorer la race parce que ça fait vraiment plaisir de voir ça.

Alain : C’est aussi le but qu’on s’est donné !

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