L’évaluation comportementale : l’aberration

Salut à tous ! Bienvenue sur Esprit Dog. Aujourd’hui, on va parler d’un sujet qui touche tout le monde et plus particulièrement les propriétaires de chiens catégorisés ou des chiens qui auraient déjà mordu. Ce sujet, c’est l’évaluation comportementale. Aujourd’hui, il y a des agissements qui sont dangereux, grave et inadmissible. Ces agissements, nous ne devons plus les accepter. Dans cette vidéo, je vais vous donner ma vision des choses. Je vais vous montrez ce qui est pour moi une évaluation comportementale correcte.

L’évaluation comportementale, qu’est-ce que c’est ?

On s’est beaucoup posé la question de savoir quel protocole mettre en place. Nous nous sommes demandés ce qu’il fallait réellement mettre dans le cahier des charges. La réponse est venue lorsqu’on a arrêté de réfléchir. En effet, le rôle d’un vétérinaire est de soigner. Ce qu’un vétérinaire fait de mieux c’est l’auscultation basique. L’évaluation comportementale d’un vétérinaire devrait être une simple consultation basique. Dans cette auscultation, nous allons monter le chien sur la table, vérifier ses oreilles, écouter son cœur… Faire des choses extrêmement banales qui vont nous aider à déterminer si le chien a un problème avec l’humain. En effet, lors de cette consultation, le chien est manipulé par un humain. Ce dernier ne doit pas être son vétérinaire habituel.

On se retrouve donc avec une personne étrangère qui manipule légèrement l’animal. On a aussi une très bonne image de la relation du chien avec son maître puisque ce dernier est présent lors de l’auscultation de l’animal. Dans la présentation que nous vous avons faite, vous avez un maître (en l’occurrence, moi) qui va utiliser les bons gestes à mettre en place lors d’une auscultation. En effet, je vais assister le vétérinaire et être là pour mon chien en mettant sa tête contre mon torse lors de l’auscultation des oreilles ou aider l’animal à monter sur la table d’auscultation par exemple. Le travail du vétérinaire est de simplement ausculter le chien. Il doit vérifier qu’il n’y a aucun problème.

Voilà ce qu’est, pour nous aujourd’hui, la seule et unique évaluation comportementale que pourrait faire un vétérinaire. Celle-ci aurait l’utilité de donner une première image de ce que vit le chien. Nous pourrions alors ensuite avancer dans le processus.

Une réalité plus cruelle

Aujourd’hui, le problème est qu’il n’y a pas de normes. Vous avez une évaluation comportementale à faire sur les chiens de première et deuxième catégorie ainsi que les chiens mordeurs qui rentrent dans une des deux catégories. Ce qu’il se passe, c’est qu’il n’y a pas de cahier des charges. En effet, chaque vétérinaire peut faire selon son bon vouloir. Certains ne vont que parler ce qui ne sert strictement rien. D’autres vont avoir des attitudes menaçantes. Enfin, certains vont très bien faire les choses.

Dans tous les cas, nous nous retrouvons avec un maître qui se plaint de l’attitude parfois déplacée du vétérinaire. En effet, certains professionnels n’hésitent pas à faire sortir le maître de la pièce pour rester seul avec le chien. Malheureusement, ce sont des erreurs comportementales qui ont des conséquences sur le chien et sur l’évaluation effectuée. En effet, ces évaluations sont totalement biaisées et n’ont aucune valeur. Pour parler franchement, je ne comprends pas pourquoi, lors d’une évaluation, un vétérinaire va s’autoriser à toucher les testicules d’un chien. Que l’on demande au maître de le faire, c’est discutable.

Toutefois, une personne étrangère qui s’autorise ce genre de geste d’hostilité, c’est complètement anormal. C’est exactement la même chose que le vétérinaire qui irait ouvrir la gueule d’un chien lors d’une évaluation comportementale. C’est absolument ahurissant. En effet, c’est intrusif, parfois violent et cela n’a rien à faire dans l’évaluation.

L’idée, ce n’est pas qu’un étranger puisse faire ce qu’il veut avec un chien, c’est que le chien ait une attitude normale dans des circonstances normales. Ensuite, ce qui est important c’est également d’évaluer la capacité du maître à avoir une relation forte avec son chien. C’est également au maître de pouvoir manipuler le chien s’il faut ausculter certaines parties de son corps. L’important est de voir s’il y a une certaine relation entre le maître et son chien. C’est cela qu’il faut demander.

Une évaluation comportementale passe par un éducateur

Dans un sens, c’est protéger les vétérinaires que de demander ce type d’évaluation saine. En effet, les vétérinaires sont jetés à l’abandon. Ils font ce qu’ils veulent et ne peuvent pas bien faire les choses. Si vous souhaitez faire une évaluation correcte du comportement de l’animal, vous devez absolument le sortir, lui montrer des chiens, des gens… Il faut tout simplement l’évaluer. Néanmoins, cette évaluation ne peut se faire que par des professionnels comme les éducateurs canins possédant des structures capables d’accueillir ce genre d’exercice. Ici, le rôle du vétérinaire est de noter qu’il y a un problème et de renvoyer l’animal vers un professionnel qui va pouvoir rééduquer le chien.

Dans tous les cas, une évaluation comportementale ne peut pas se faire entre quatre murs. Il est impossible d’évaluer correctement un chien dans un cabinet vétérinaire. D’un point de vue environnemental, ce n’est pas possible. Ici, on reprend le cadre de la loi telle qu’il est aujourd’hui, à savoir que c’est entre les mains du vétérinaire que peut reposer ce qu’ils appellent l’évaluation comportementale. Cette procédure existe, mais doit évoluer intelligemment.

Pour moi, il est important d’enlever la charge et la pression que l’on met sur nos vétérinaires. En effet, ce dernier ne peut pas assumer le contexte dans lequel il effectue une évaluation comportementale. Il est important de dire aux professionnels de la santé animale de mettre un avis sur ce qu’il sait faire, c’est-à-dire une consultation.

Enfin, lors d’une auscultation, il est possible de constater énormément de choses. Le tout, sans partir dans des affabulations extrapolées. Ce sont des bêtises qui ne peuvent pas s’appliquer. En effet, les choses doivent être faites simplement. Si vous souhaitez évaluer tous les chiens de France, ce n’est pas compliqué. Le chien va chez le vétérinaire, fait sa consultation et le vétérinaire constate du danger que représente l’animal. En l’auscultant et en constatant la relation que le chien a avec son maître, c’est le seul moyen qu’a le vétérinaire pour établir un premier avis.

Malheureusement, ce n’est pas l’évaluation comportementale telle qu’elle est présentée aujourd’hui. En effet, cette évaluation porte mal son nom. Elle ne peut pas être appliquée dans l’environnement dans lequel on demande d’appliquer cette évaluation comportementale.

L’évaluation comportementale : l’aberration