Chien ou conjoint(e) : qui passe vraiment en premier ?

Aimez-vous plus votre chien que votre conjoint(e) ?

Nous avons posé la question à 6 413 propriétaires de chien. La réponse la plus fréquente est « je ne peux pas choisir » (38,3 %), mais entre les deux, le chien passe devant : 32,4 % contre 29,3 %.

Nous avons accompagné cette question de 6 autres, plus concrètes : le bonjour en rentrant, les photos du téléphone, les mauvaises journées, le lit… Sur l’ensemble des 7 questions, le chien l’emporte six fois. La septième fait exception, et elle devrait rassurer les conjoint(e)s.

Chien ou conjoint(e) : qui gagne, question par question ?

Question Le chien Le ou la conjoint(e) Ne peut pas choisir
Qui aimez-vous le plus ? 32,4 % 29,3 % 38,3 %
À qui dites-vous bonjour en premier ? 88,3 % 7,7 % 4,1 %
Avez-vous plus de photos de l’un ou de l’autre ? 84,0 % 9,2 % 6,8 %
Après une mauvaise journée, vers qui allez-vous ? 72,8 % 17,8 % 9,5 %
En week-end, qui vous manque le plus ? 59,1 % 19,8 % 21,1 %
Une journée de libre : avec qui ? 30,1 % 28,4 % 41,5 %
Avec qui préférez-vous dormir ? 26,7 % 59,6 % 13,6 %

Base : 6 413 réponses pour chaque question.

Aimez-vous plus votre chien que votre conjoint(e) ?

Graphique illustrant les réponses à la question : « Qui aimez-vous le plus : votre chien ou votre conjoint(e) ?

Réponse Effectif Part
Je ne peux pas choisir 2 456 38,3 %
J’aime plus mon chien 2 077 32,4 %
J’aime plus mon ou ma conjoint(e) 1 880 29,3 %

Que votre conjoint(e) se rassure : la réponse la plus fréquente est « je ne peux pas choisir », avec 38,3 %. C’est sans doute la plus sensée du sondage. On n’aime pas un chien de la même façon qu’un ou une conjoint(e), et les comparer n’a pas vraiment de sens.

Il faut tout de même noter que près d’1 propriétaire sur 3 déclare aimer plus son chien que son ou sa conjoint(e) : 32,4 %, contre 29,3 % qui choisissent leur conjoint(e). Le chien passe donc devant, de peu.

À qui dites-vous bonjour en premier en rentrant ?

Graphique illustrant les réponses à la question :

Près de 9 propriétaires sur 10 saluent leur chien avant leur conjoint(e) : 88,3 %, contre 7,7 % qui font l’inverse. C’est le score le plus élevé du sondage.

Ce n’est pas forcément une déclaration d’amour. C’est souvent une simple question de logistique : le chien a entendu la clé dans la serrure et attend déjà derrière la porte. Pendant ce temps, votre conjoint(e) est resté(e) dans le canapé.

Qui avez-vous le plus en photo sur votre téléphone ?

Ici, l’argument logistique ne tient plus. 84,0 % des répondants ont plus de photos de leur chien que de leur conjoint(e), contre 9,2 % l’inverse, soit un rapport de neuf contre un.

Il suffit souvent d’ouvrir sa galerie pour s’en rendre compte.

Vers qui allez-vous après une mauvaise journée ?

72,8 % vont d’abord vers leur chien, soit près de trois sur quatre.

C’est assez compréhensible. Un chien ne demande pas comment s’est passée la réunion, ne donne pas de conseil et ne juge pas. Il est simplement content de vous voir, et après une journée difficile, c’est souvent ce dont on a le plus besoin.

Et à la question « En week-end, qui vous manque le plus ? », c’est encore lui qui l’emporte : 59,1 % citent leur chien, contre 19,8 % leur conjoint(e).

Et dans le lit, qui gagne ?

Réponse Effectif Part
Avec mon ou ma conjoint(e) 3 825 59,6 %
Avec mon chien 1 713 26,7 %
Je ne peux pas choisir 875 13,6 %

Les conjoint(e)s prennent enfin l’avantage, et nettement : 59,6 % préfèrent dormir avec leur conjoint(e), contre 26,7 % avec leur chien. C’est la seule des sept questions où le rapport s’inverse.

Le chien a le bonjour, les photos, le réconfort et le manque ; le ou la conjoint(e) garde le lit. Chacun son territoire, en somme.

Hommes ou femmes : qui dort le plus avec son chien ?

C’est l’écart le plus marqué du sondage : 1 femme sur 3 préfère dormir avec son chien, contre 1 homme sur 7 (30,5 % contre 14,6 %). Les femmes sont plus de deux fois plus nombreuses à faire ce choix.

Question (réponse « le chien ») Femmes Hommes
Avec qui dormir 30,5 % 14,6 %
Qui aimez-vous le plus 34,9 % 24,1 %
Qui manque le plus en week-end 62,7 % 47,5 %
Journée libre avec le chien 31,8 % 24,8 %
Plus de photos du chien 88,4 % 69,8 %
Mauvaise journée : vers le chien 74,3 % 67,9 %
Bonjour au chien en premier 90,3 % 82,1 %

52 réponses écartées, genre non comparable. Les écarts cités sont statistiquement significatifs au seuil de 5 %.

Cette tendance se retrouve sur les sept questions : les femmes choisissent plus souvent le chien. 1 femme sur 3 déclare aimer plus son chien que son ou sa conjoint(e), contre 1 homme sur 4. 9 femmes sur 10 ont plus de photos de leur chien que de leur conjoint(e), contre 7 hommes sur 10.

C’est sur le bonjour que les réponses se rapprochent le plus : 90,3 % des femmes et 82,1 % des hommes. Un indice de plus que c’est surtout le chien qui assure l’accueil à la porte.

Quant à savoir pourquoi l’écart est si fort sur le lit, le sondage ne permet pas de le dire. Nous nous garderons donc de l’interpréter.

Quelles races dorment le plus dans le lit de leur maître ?

Nous avons également détaillé la question du lit par race. La moyenne générale est de 26,7 %, et seules les races comptant au moins 60 réponses sont présentées.

Race Dorment avec Base Taux
Chihuahua 32 65 49,2 %
Teckel 44 111 39,6 %
Lévrier / whippet 29 76 38,2 %
American Staffordshire 53 149 35,6 %
Jack russell 28 80 35,0 %
Staffie 80 243 32,9 %

L’écart entre l’American Staffordshire et le Staffie n’est pas significatif : les deux groupes sont à égalité. Le Chihuahua repose sur la plus petite base (65 réponses) : il se situe nettement au-dessus de la moyenne, mais sa valeur exacte est à prendre avec prudence.

Race Dorment avec Base Taux
Eurasier 9 73 12,3 %
Berger américain miniature 19 141 13,5 %
Boxer 13 70 18,6 %
Bouvier bernois 13 69 18,8 %
Berger blanc suisse 21 104 20,2 %
Berger australien 103 483 21,3 %
Golden retriever 81 371 21,8 %

Près d’1 maître de Chihuahua sur 2 préfère dormir avec son chien (49,2 %). Ce n’est pas vraiment une surprise : deux ou trois kilos sous la couette, cela prend peu de place. À l’autre extrémité du classement, seuls 12,3 % des maîtres d’Eurasier font ce choix, soit quatre fois moins.

Le gabarit n’explique cependant pas tout. Le Staffie (32,9 %) et l’American Staffordshire (35,6 %) se situent au-dessus de la moyenne malgré leur carrure, tandis que le Berger Américain Miniature est avant-dernier malgré sa petite taille. Le Berger australien (21,3 %) et le Golden Retriever (21,8 %), parmi les races les plus représentées du sondage, restent eux aussi sous la moyenne.

Faut-il laisser son chien dormir dans le lit ?

Il n’existe pas de bonne ou de mauvaise réponse : c’est avant tout un choix personnel. Un chien qui dort dans le lit et qui en descend quand on le lui demande ne pose aucun problème. La situation est différente si votre chien :

  • grogne quand vous bougez ou quand vous voulez vous coucher,
  • refuse de descendre à votre demande,
  • n’arrive plus à dormir ailleurs quand vous n’êtes pas là.

Dans ce cas, le lit n’est pas le problème mais le symptôme. C’est la relation qu’il faut retravailler, bien plus que le couchage.

C’est précisément ce que nous travaillons avec la méthode Esprit Dog.

Faut-il prendre ces chiffres au sérieux ?

Oui, avec un peu de recul.

Les répondants sont nos abonnés et non un échantillon tiré au sort : ils sont à 76 % des femmes. Ces chiffres décrivent donc les 6 413 personnes qui nous ont répondu, et pas l’ensemble des propriétaires de chien.

Il faut aussi garder le contexte en tête : répondre « j’aime plus mon chien » à un sondage sur les réseaux sociaux n’a rien d’une déclaration solennelle, et certaines réponses comportent sans doute une part de clin d’œil.

Les comparaisons, en revanche, sont fiables. Entre hommes et femmes comme entre races, elles restent valables même si l’échantillon n’est pas représentatif.

Le mot de Tony Silvestre

On me pose très souvent la question : est-ce que j’ai le droit de laisser mon chien dormir dans mon lit ? Et ma réponse, c’est toujours la même : oui, à partir du moment où c’est vous qui l’avez décidé. Le problème, ce n’est jamais le lit en lui-même. Le problème, c’est le chien qui monte quand il veut, qui prend toute la place et qu’on n’arrive plus à faire descendre, et donc on se fâche et tout devient compliqué. Là, il faut se poser les bonnes questions, parce que ça veut dire qu’il y a quelque chose à revoir dans la relation. Le lit, c’est juste l’endroit où ça se voit.

Ce qui m’a le plus frappé dans ce sondage, c’est surtout la place que le chien a prise dans la vie des gens. Quand près de trois maîtres sur quatre vont d’abord vers leur chien après une mauvaise journée, ça montre qu’il est devenu un vrai soutien au quotidien. C’est quelque chose de très beau, mais il faut faire attention à ne pas tout faire reposer sur lui. Un chien sur qui l’on s’appuie en permanence, c’est aussi un chien qui peut ressentir trop de poids sur ses épaules et pourrait développer des petits soucis liés à cela sur le long terme.

Et pour ceux qui s’inquiètent en lisant que le chien passe devant le ou la conjoint(e), rassurez-vous : la réponse qui arrive en tête, c’est « je ne peux pas choisir ». Ce sont deux amours différents, il n’y a pas de concurrence entre les deux. Il y a juste, parfois, une petite négociation pour savoir qui garde la couette.

Comment ce sondage a-t-il été réalisé ?

Sondage en ligne mené du 22 au 24 septembre 2026 auprès des abonnés d’Esprit Dog, recueillant 6 413 réponses de propriétaires de chien. Les répondants ne constituent pas un échantillon représentatif de la population française : ils sont à 76 % des femmes. Les résultats décrivent cette population de répondants.

Les comparaisons par genre portent sur 6 361 réponses (4 838 femmes et 1 523 hommes). 52 réponses ont été écartées, le genre déclaré n’étant pas comparable.

Les races, saisies en champ libre, ont été regroupées par famille : fautes d’orthographe corrigées, croisements rattachés à leur race. 87,5 % des réponses ont pu être classées. Seules les races comptant au moins 60 réponses sont présentées. Les écarts principaux cités sont statistiquement significatifs au seuil de 5 %.

Vous souhaitez reprendre ces chiffres ?

Ils sont librement réutilisables (presse, blogs, associations, travaux d’étudiants) à une seule condition : citer Esprit Dog avec un lien vers cette page.

Télécharger les données complètes au format PDF

Pour une interview, un chiffre précis ou un croisement particulier, écrivez-nous. Nous publions un nouveau sondage chaque mois. Le précédent portait sur ce que les maîtres n’osent pas dire sur l’abandon.

Chargement...